La mélatonine possède des effets sur plusieurs organes et des effets pléiotropes qui lui permettent de contrôler l’angiogenèse aux niveaux moléculaire et cellulaire. À ce jour, de nombreux efforts ont été déployés pour contrôler et réguler la dynamique des modulateurs de l’angiogenèse dans un milieu différent.
Le terme angiogenèse ou néovascularisation fait référence au développement de bourgeons vasculaires de novo à partir de vaisseaux sanguins préexistants. Ce phénomène dépend étroitement de l’équilibre entre les facteurs pro- et anti-angiogénèse qui modifie le comportement fonctionnel des cellules vasculaires. La promotion de l’angiogenèse est considérée comme une stratégie efficace pour accélérer le processus de guérison des changements ischémiques tels que l’infarctus du myocarde. La plupart des études antérieures se sont concentrées sur la capacité anti-angiogenèse de la mélatonine dans la niche tumorale. À notre connaissance, peu d’expériences ont mis en évidence le potentiel d’angiogenèse de la mélatonine et ses mécanismes de régulation spécifiques dans le système cardiovasculaire.
Ici, nous avons voulu résumer quelques expériences antérieures liées à l’application de la mélatonine dans les maladies cardiovasculaires telles que les lésions ischémiques et l’hypertension, en nous concentrant sur les mécanismes de régulation.