Study: Mélatonine: perspectives cliniques en matière de neurodégénérescence.

Auteur(s) :
Cardinali DP
Catégories :
Publication
Front Endocrinol (Lausanne). 2019 Jul 16;10:480.
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Lien Doi :
https://doi.org/10.3389/fendo.2019.00480

La prévention des maladies neurodégénératives est actuellement un objectif majeur de notre Société et la mélatonine, une molécule inhabituelle conservée au niveau phylogénique et présente dans tous les organismes aérobies, mérite d’être prise en considération à cet égard.

La mélatonine combine des propriétés chronobiotiques et cytoprotectrices. En tant que chronobiotique, la mélatonine peut modifier la phase et l’amplitude des rythmes biologiques. En tant que molécule cytoprotectrice, la mélatonine inverse les dommages inflammatoires de faible degré observés dans les troubles neurodégénératifs et le vieillissement. Les faibles niveaux de mélatonine dans le sang caractérisent l’avancée en âge. Dans les modèles expérimentaux de la maladie d’Alzheimer (MA) et de la maladie de Parkinson (MP), la mélatonine prévient la neurodégénérescence observée. La mélatonine augmente également l’élimination des protéines toxiques par le système glymphatique du cerveau. Un nombre limité d’essais cliniques confirment le potentiel de la mélatonine dans la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson, en particulier à un stade précoce de la maladie. Les calculs dérivés d’études animales indiquent des doses de mélatonine cytoprotectrices de l’ordre de 40 à 100 mg/jour. Il est donc urgent de réaliser des études contrôlées utilisant des doses de mélatonine de cet ordre. L’utilisation non indiquée de la mélatonine est discutée.