La sclérose en plaques (SEP) est la maladie neurologique la plus fréquente qui survient à un jeune âge. La SEP est une maladie inflammatoire associée à une démyélinisation du système nerveux central.
Par conséquent, certains facteurs inflammatoires sont efficaces dans le mécanisme et la progression de la maladie. La mélatonine, en tant que substance à effets multiples comprenant des effets anti-inflammatoires, peut réduire les symptômes de la SEP chez les patients dont le niveau de facteurs inflammatoires a été modifié. Dans cette étude, 50 patients atteints de sclérose en plaques et adressés à la Société de la sclérose en plaques de la province de Markazi ont été sélectionnés au hasard. Tous les patients ont reçu un traitement de routine contre la sclérose en plaques (interféron) et ont été divisés en groupes de contrôle (25 recevant un placebo) et de traitement (25 recevant 3 mg de mélatonine par jour pendant 24 semaines). Les données anthropométriques des patients, notamment la taille, le poids et l’âge, ont été déterminées. Des échantillons de sang ont été prélevés après un jeûne afin de déterminer les taux sériques d’interleukine 1 bêta (IL-1β) et de facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-α). Ensuite, les échantillons ont été immédiatement centrifugés pour la séparation du sérum et les sérums ont été transférés dans un congélateur à -80°C et les niveaux sériques de ces facteurs ont été déterminés à l’aide d’un kit ELISA.
Les résultats de cette étude ont montré qu’il n’y avait pas de différence significative entre les groupes de contrôle et de traitement en termes de niveaux sériques de TNF-α. Cependant, le niveau d’IL-1β a été significativement réduit dans le groupe de traitement par rapport au groupe de contrôle, ce qui indique que la mélatonine diminue cette substance inflammatoire. Nos résultats suggèrent une stratégie précieuse dans le traitement des patients souffrant de SEP.