Study: Synthèse réduite de la mélatonine chez les travailleuses de nuit enceintes: Implications métaboliques pour la progéniture.

Auteur(s) :
Nehme PA
Catégories :
,
Publication
Med Hypotheses. 2019 Nov;132:109353.
Lien de publication :
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Lien Doi :
https://doi.org/10.1016/j.mehy.2019.109353

Plusieurs nouvelles études animales ont montré que la programmation métabolique intra-utérine peut être modifiée en cas de diminution de la synthèse de mélatonine pendant la grossesse, entraînant une intolérance au glucose et une résistance à l’insuline chez la progéniture. On peut donc supposer que les travailleuses de nuit enceintes peuvent exposer leur progéniture à des risques sanitaires indésirables.

Cela peut s’expliquer par le fait que la mélatonine est essentielle pour réguler le métabolisme énergétique et peut influencer l’activité reproductive. De plus, le décalage circadien causé par le travail posté affecte la fertilité et le fœtus, augmentant le risque de fausse couche, de naissance prématurée et de faible poids à la naissance, phénomènes observés chez les travailleuses de nuit. Nous émettons donc l’hypothèse que la suppression de la mélatonine induite par la lumière en raison du travail de nuit peut altérer la programmation métabolique intra-utérine chez les femmes enceintes, ce qui pourrait entraîner des troubles métaboliques chez leur progéniture.

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