Study: Réponses transitoires de la mélatonine au stress

Auteur(s) :
Zimmerman S & Reiter RJ.
Catégories :
Publication
Melatonin Res. 2022, Vol 5 (3) 295−303.
Lien de publication :
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Lien Doi :
https://doi.org/10.32794/mr112500133

Mélatonine et stress

La mélatonine et ses métabolites sont des antioxydants omniprésents qui sont produits en réponse aux espèces réactives de l’oxygène (ROS) dans pratiquement toutes les cellules de l’organisme. Les valeurs les plus élevées de mélatonine dans le plasma et la sueur sont observées lors d’exercices physiques intenses, en intérieur comme en extérieur, au cours de la journée. L’avènement de biocapteurs de sueur ayant une sensibilité suffisante à la mélatonine fournit des preuves en temps quasi réel que la mélatonine est produite dans tout le corps et pas seulement dans la glande pinéale. Le rôle de la glande pinéale semble être de fournir une production cyclique de mélatonine pour la régulation des rythmes circadiens ainsi qu’un supplément de mélatonine pendant les périodes de faible activité cellulaire. La mélatonine produite par la glande pinéale ne représente qu’une petite fraction de la capacité de production de l’organisme. Des taux de rampe supérieurs à 5 pg/ml min pour la mélatonine plasmatique et sudorale ont été rapportés au cours d’un exercice physique intense en plein soleil, contre des taux de rampe de 0,15 pg/ml min pour la mélatonine plasmatique dans des conditions de faible luminosité et d’apparition de la mélatonine (DLMO). La lumière du soleil et l’exercice, comme la fièvre, génèrent des niveaux élevés transitoires de ROS dans les tissus avec des constantes de temps mesurées en minutes ou même en secondes, ce qui rend cette réponse antioxydante systémique potentiellement protectrice. Sur la base d’une simple comptabilité des ROS générés par la lumière du soleil, des ROS que nous respirons, des ROS que nous buvons et de l’exercice, il semble que le corps maintienne un niveau basal élevé de ROS dans le cadre de ses mécanismes de défense contre les agents pathogènes. Le mode de vie humain actuel et les espaces clos modernes ont éliminé plus de 90 % des ROS, ce qui compromet l’une des principales défenses de l’organisme. Avec l’âge, l’incapacité à maintenir cette barrière protectrice semble nous rendre plus vulnérables aux maladies.

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