Au fur et à mesure que les données émergent sur les fondements physiopathologiques du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV)-2, il est clair qu’il existe des variations considérables dans sa sensibilité et sa gravité/mortalité, ce qui donne des indications sur sa pathophysiologie et son traitement.
Les facteurs modulateurs du SARS-CoV-2 comprennent l’âge, les niveaux de vitamine D, le tabagisme, le sexe et l’origine ethnique, ainsi que les conditions médicales prémorbides, notamment le diabète, le cancer, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et les conditions d’immunodéficience. Un tableau complexe se dessine, avec un ensemble de processus physiologiques systémiques qui interagissent, notamment les facteurs circadiens, immunitaires, intestinaux, du SNC et de la coagulation. Cet article passe en revue les données sur la pathétiologie et la physiopathologie du SARS-CoV-2. Il est proposé qu’une diminution de la mélatonine pinéale et systémique soit un facteur important de la sensibilité et de la gravité du SARS-CoV-2, la perte de l’induction par la mélatonine pinéale du récepteur alpha 7 de l’acétylcholine nicotinique (α7nAChR) dans les cellules épithéliales pulmonaires et les cellules immunitaires étant un puissant régulateur de la sensibilité et de la gravité, respectivement. Le stress, y compris le stress discriminatoire, et la diminution de la vitamine D régulent également le SARS-CoV-2, notamment par le biais de la dysbiose et de la perméabilité intestinales, ce qui entraîne une diminution de l’acide gras à chaîne courte, le butyrate, et une augmentation du lipopolysaccharide circulant. Le stress et l’induction par les cytokines des voies de la kynurénine conduisent à l’activation des récepteurs des hydrocarbures aryliques, ce qui prépare les plaquettes à une activité accrue, à la coagulation et à la production de thrombine, entraînant ainsi une augmentation de la thrombine qui est à l’origine de nombreux décès dus au SARS-CoV-2. Sur la base de ces changements physiopathologiques, des traitements prophylactiques et symptomatiques sont proposés, y compris l’utilisation de la mélatonine et de l’agonisme α7nAChR.