Study: Organisation de l’horloge circadienne dans la rétine : des composants de l’horloge aux voies des bâtonnets et des cônes et à la fonction visuelle

Auteur(s) :
Bhoi JD, Goel M, Ribelayga CP, Mangel SC.
Catégories :
Publication
Prog Retin Eye Res . 2023 May:94:101119
Lien de publication :
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Lien Doi :
https://doi.org/10.1016/j.preteyeres.2022.101119

Les horloges circadiennes (24 heures) sont des oscillateurs biologiques autonomes qui orchestrent quotidiennement de nombreux aspects de notre physiologie. De nombreux rythmes circadiens ont été observés dans les rétines de mammifères et de non-mammifères et la présence d’une horloge circadienne endogène a été démontrée. Cependant, la façon dont l’horloge et les rythmes associés s’assemblent dans les voies qui soutiennent et contrôlent la fonction de la rétine reste largement inconnue. Notre objectif ici est de faire le point sur l’état actuel de nos connaissances et d’évaluer les avancées récentes. Nous décrivons de nombreux rythmes rétiniens déjà observés, y compris les rythmes circadiens de la morphologie, de la biochimie, de la physiologie et de l’expression des gènes. Nous évaluons les preuves concernant la localisation et la machinerie moléculaire de l’horloge circadienne rétinienne, ainsi que les résultats qui suggèrent la présence d’horloges multiples. Notre objectif principal est de décrire en profondeur les rythmes circadiens dans les réponses à la lumière des neurones rétiniens, en mettant l’accent sur le contrôle par l’horloge des voies des bâtonnets et des cônes. Nous examinons les preuves que des mécanismes biochimiques spécifiques produisent ces changements quotidiens de la réponse à la lumière. Nous discutons également des preuves de la présence de multiples voies rétiniennes circadiennes impliquant des rythmes dans l’activité des neurotransmetteurs, les récepteurs des transmetteurs, le métabolisme et le pH. Nous nous concentrons sur les actions distinctes de deux systèmes de récepteurs de la dopamine dans la rétine externe, un système de récepteurs de la dopamine D4 qui assure le contrôle circadien du couplage des jonctions lacunaires entre les bâtonnets et les cônes et un système de récepteurs de la dopamine D1 qui assure la régulation non circadienne et adaptative à la lumière et à l’obscurité du couplage des jonctions lacunaires entre les cellules horizontales. Enfin, nous évaluons le rôle de la rythmicité circadienne dans la dégénérescence rétinienne et suggérons des orientations futures pour le domaine de la biologie circadienne rétinienne.

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