Study: Mélatonine, pancréas endocrine et diabète.

Auteur(s) :
Peschke E
Catégories :
Publication
J Pineal Res. 2008 Jan;44(1):26-40.
Lien de publication :
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Lien Doi :
10.1111/j.1600-079X.2007.00519.x

La mélatonine influence la sécrétion d’insuline à la fois in vivo et in vitro.

  1. Les effets sont médiés par les récepteurs MT(1) et MT(2).
  2. Ils sont spécifiques, de haute affinité, sensibles à la toxine pertussique, couplés à la protéine G(i), et conduisent à l’inhibition de la voie de l’AMPc et à la diminution de la libération d’insuline. (Correction ajoutée après la publication en ligne du 4 décembre 2007 : dans la phrase précédente, « augmentation de la libération d’insuline » a été remplacé par « diminution de la libération d’insuline »). En outre, la mélatonine inhibe la voie du GMPc, peut-être par l’intermédiaire des récepteurs MT(2). De cette manière, la mélatonine inhibe probablement la libération d’insuline. Un troisième système, la voie IP(3), est médié par les protéines G(q), la phospholipase C et l’IP(3), qui mobilisent le Ca(2+) des réserves intracellulaires, avec pour résultat une augmentation de l’insuline.
  3. La sécrétion d’insuline in vivo, ainsi qu’à partir d’îlots isolés, présente un rythme circadien. Ce rythme, qui est apparemment généré à l’intérieur des îlots, est influencé par la mélatonine, qui induit un déphasage dans la sécrétion d’insuline.
  4. L’observation de l’expression circadienne des gènes de l’horloge dans le pancréas pourrait être une indication de la génération de rythmes circadiens dans les îlots pancréatiques eux-mêmes.
  5. La mélatonine influence le diabète et les troubles métaboliques associés. Les diabétogènes, l’alloxan et la streptozotocine, entraînent une destruction sélective des cellules bêta par leur accumulation dans ces cellules, où ils induisent la production de ROS. Les cellules bêta sont très sensibles au stress oxydatif car elles ne possèdent qu’une faible capacité antioxydante. Les résultats suggèrent que la mélatonine, à des doses pharmacologiques, offre une protection contre les ROS.
  6. Enfin, les niveaux de mélatonine dans le plasma, ainsi que l’activité de l’arylalkylamine-N-acétyltransférase (AANAT), sont plus faibles chez les rats diabétiques que chez les rats non diabétiques et les humains. En revanche, dans la glande pinéale, l’ARNm de l’AANAT augmente et l’ARNm du récepteur de l’insuline diminue, ce qui indique une relation étroite entre l’insuline et la mélatonine.
Interactions multiples entre la mélatonine et la fonction physiologique des cellules β du pancréas.

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