Study: Mélatonine en prémédication chez l’enfant : une revue systématique

Auteur(s) :
Mellor K
Publication
BMC Pediatr. 2022 Feb 24;22(1):107.
Lien de publication :
Lire le résumé original/étude
Lien Doi :
https://doi.org/10.1186/s12887-022-03149-w

Contexte

L’efficacité de la mélatonine en tant que médicament anxiolytique a été confirmée chez les adultes, mais son efficacité dans la population pédiatrique n’est pas claire. Un certain nombre de petites études ont évalué son utilisation chez les enfants en tant qu’anxiolytique préopératoire, avec des résultats contradictoires.

Méthodes utilisées

Nous avons entrepris une étude systématique de l’utilisation préopératoire de la mélatonine chez les enfants. Quatre bases de données (MEDLINE, Embase, Cochrane Central Register of Controlled Trials et Web of Science) et le site ClinicalTrials.gov ont été interrogés sur les essais cliniques en cours ou terminés qui présentaient un intérêt. Les listes de référence de suivi des citations et les articles pertinents ont également été consultés. L’examen n’a pas été limité par des comparateurs ou des résultats. Onze études ont été jugées éligibles à l’inclusion. L’administration de mélatonine (en termes de dose et de moment) était très hétérogène. Des résultats variables ont été rapportés : anxiété, succès de l’anesthésie, analgésie, sédation, récupération postopératoire et sécurité. Les résultats n’ont pas toujours été évalués avec les mêmes mesures.

Résultats

Les preuves des propriétés anxiolytiques de la mélatonine dans ce contexte sont contradictoires. La mélatonine a été associée à une réduction des effets sédatifs, de l’excitation postopératoire et à une amélioration du comportement à l’émergence, par rapport aux médicaments de comparaison. Une étude a rapporté le bénéfice de l’utilisation de la mélatonine sur les troubles du sommeil deux semaines après l’opération. Aucun événement indésirable n’a été identifié comme étant significativement associé à la mélatonine, ce qui confirme son excellent profil de sécurité.

Conclusion

Malgré les avantages potentiels, notamment l’amélioration du comportement d’émergence, les données actuelles ne permettent pas de confirmer la non-infériorité de la mélatonine par rapport aux prémédications actuelles de « soins habituels ». Il est nécessaire d’étudier plus avant la mélatonine en tant que prémédication anxiolytique en chirurgie pédiatrique.

Retour en haut