Study: Lavage de cerveau et santé neuronale : rôle de l’âge, du sommeil et du rythme de la mélatonine dans le liquide céphalo-rachidien

Auteur(s) :
Reiter RJ, Sharma R, Cucielo MS, Tan DX, Rosales-Corral S, Gancitano G, de Almeida Chuffa LG.
Mots-clés :
Publication
Cell Mol Life Sci. 2023 Mar 14;80(4):88.
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Lien Doi :
https://doi.org/10.1007/s00018-023-04736-5

Le cerveau ne dispose pas d’un système de drainage lymphatique classique. La manière dont il est nettoyé des protéines endommagées, des débris cellulaires et des sous-produits moléculaires est restée un mystère pendant des décennies. Des découvertes récentes ont permis d’identifier un système hybride comprenant des espaces périvasculaires remplis de liquide céphalorachidien (LCR) et des vaisseaux lymphatiques classiques dans le revêtement dural du cerveau et de la moelle épinière, qui coopèrent de manière fonctionnelle pour éliminer les déchets toxiques et non fonctionnels du cerveau. Ces deux éléments fonctionnant ensemble sont appelés le système glymphatique. Nous proposons que les niveaux élevés de mélatonine sécrétés par la glande pinéale directement dans le LCR jouent un rôle dans l’élimination des molécules pathologiques telles que le peptide amyloïde-β (Aβ) du cerveau par l’intermédiaire de ce réseau. La mélatonine est un agent favorisant le sommeil, la clairance des déchets du SNC étant particulièrement élevée pendant le sommeil lent. La mélatonine est également un antioxydant puissant et polyvalent qui empêche l’accumulation neuronale de molécules endommagées par l’oxydation, ce qui contribue au déclin neurologique. Grâce à ses actions en retour sur le noyau suprachiasmatique, le rythme de la mélatonine dans le LCR permet de maintenir une rythmicité circadienne optimale, ce qui est également essentiel pour préserver la santé neurocognitive. Les taux de mélatonine chutent considérablement chez les personnes âgées fragiles, ce qui peut contribuer à la défaillance neurologique et à la démence. La supplémentation en mélatonine dans les modèles animaux de la maladie d’Alzheimer (MA) retarde l’accumulation d’Aβ, améliore son élimination du SNC et prolonge la survie des animaux. Chez les patients atteints de la MA, des données préliminaires montrent que l’utilisation de la mélatonine réduit les signes neurocomportementaux tels que le coucher du soleil. Enfin, la mélatonine contrôle l’activité mitotique des cellules souches neurales dans la zone sous-ventriculaire, ce qui suggère son implication dans le renouvellement neuronal.

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