La mélatonine est une indolamine pinéale, connue pour être un régulateur du rythme circadien et une molécule antioxydante et immunomodulatrice. Des essais expérimentaux et cliniques ont montré que la mélatonine avait des effets positifs sur diverses pathologies, en tant que modulateur d’importantes voies biochimiques, notamment l’inflammation, le stress oxydatif, les lésions cellulaires, l’apoptose et le métabolisme énergétique. L’intestin représente l’une des sources extra-pinéales les plus abondantes de mélatonine, avec une concentration 400 fois supérieure à celle de la glande pinéale. L’importance de la communauté microbienne intestinale – c’est-à-dire le microbiote intestinal – dans de multiples fonctions critiques de l’organisme a été largement étudiée au fil du temps, et son déséquilibre a été associé à une variété de pathologies humaines. Des études récentes mettent en évidence un rôle possible de la mélatonine dans la modulation du microbiote intestinal, avec des implications possibles pour le traitement de ces pathologies. Par conséquent, la mélatonine pourrait s’avérer être un agent thérapeutique précieux et polyvalent, car il est bien connu qu’elle exerce des fonctions positives sur le microbiote dans de nombreuses conditions associées à la dysbiose, telles que les maladies inflammatoires de l’intestin, la dysbiose induite par la chronodisruption, l’obésité et les troubles neuropsychiatriques. Cette étude vise à jeter les bases d’une compréhension plus approfondie de la mélatonine, du microbiote intestinal et des interactions subtiles entre l’hôte et la santé.