Study: Effet minime du sommeil sur le risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge : une étude de randomisation mendélienne

Auteur(s) :
Zhu RC, Li FF, Wu YQ, Yi QY, Huang XF.
Publication
Front Aging Neurosci. 2023 Aug 21;15:1159711
Lien de publication :
Lire le résumé original/étude
Lien Doi :
https://doi.org/10.3389/fnagi.2023.1159711

Objectifs : Des études d’observation ont montré que les habitudes de sommeil sont associées à la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), mais on ne sait toujours pas si les habitudes de sommeil sont un facteur causal de la DMLA. Cette étude vise à utiliser l’analyse de randomisation mendélienne (RM) pour étudier la relation causale potentielle entre les caractéristiques du sommeil et la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

Méthodes : Il s’agit d’une étude de RM à deux échantillons. Les polymorphismes mononucléotidiques associés à la DMLA et à la DMLA précoce ont été sélectionnés à partir de deux études d’association pangénomique différentes : l’étude d’association pangénomique sur la DMLA précoce, avec 14 034 cas et 91 214 témoins, et l’étude d’association pangénomique sur la DMLA, avec 3 553 cas et 147 089 témoins. Les ensembles de données sur la durée du sommeil, la somnolence diurne et l’insomnie ont été utilisés comme exposition, ce qui représente près de 0,46 million de participants. La méthode de pondération de la variance inverse a été utilisée comme résultat principal, et des analyses de sensibilité complètes ont été menées pour estimer la robustesse des associations identifiées et l’impact d’une pléiotropie horizontale potentielle.

Résultats : L’analyse par RM a révélé que la durée du sommeil était significativement associée à la DMLA (RC = 0,983, IC à 95 % = 0,970-0,996, valeur P= 0,01). Nous avons également trouvé des preuves suggestives de l’association de la durée du sommeil prédite génétiquement avec la DMLA précoce, qui a montré une direction cohérente de l’effet avec une signification marginale (OR = 0,724, IC à 95 % = 0,503-1,041, P-value= 0,08). Les analyses de sensibilité ont confirmé la solidité de la relation de cause à effet entre la durée du sommeil et la DMLA. Cependant, nous n’avons pas été en mesure de déterminer la relation entre la somnolence diurne ou l’insomnie et la DMLA (y compris la DMLA précoce)(valeur P> 0,05).

Conclusion : La durée du sommeil influe sur le risque causal de DMLA, c’est-à-dire qu’une durée de sommeil plus longue réduit le risque de DMLA, tandis qu’une durée de sommeil plus courte augmente le risque de DMLA. Bien que l’influence soit minime, il est recommandé de maintenir une durée de sommeil adéquate, en particulier pour les patients atteints de DMLA à un stade intermédiaire ou avancé.

Retour en haut