Study: L’administration de mélatonine à long terme ne modifie pas la sécrétion de l’hormone hypophyso-gonadique chez les hommes normaux.

Auteur(s) :
Luboshitzky R
Catégories :
Publication
Hum Reprod. 2000 Jan;15(1):60-5.
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Lien Doi :
https://doi.org/10.1093/humrep/15.1.60

Le rôle de la mélatonine dans la régulation de la reproduction chez l’homme est encore controversé. Dans la présente étude, on a examiné les effets de la mélatonine, administrée à raison de 6 mg par voie orale tous les jours à 17 heures pendant un mois, en double aveugle et contre placebo, sur les profils sécrétoires nocturnes de l’hormone lutéinisante (LH), de l’hormone folliculo-stimulante (FSH), de la testostérone et de l’inhibine bêta chez six hommes adultes en bonne santé.

Les concentrations sériques de LH, FSH, testostérone et inhibine bêta ont été déterminées avant et après le traitement toutes les 15 minutes de h 19:00 à h 07:00 pendant 3 nuits dans un environnement contrôlé (obscurité-lumière) avec des enregistrements polysomnographiques simultanés du sommeil.

Les paramètres de sommeil suivants ont été déterminés : durée totale de l’enregistrement, latence du sommeil, durée réelle du sommeil, efficacité du sommeil, latence du sommeil à mouvements oculaires rapides (REM) et pourcentages des stades de sommeil 2, 3/4 et REM. Il n’y avait pas de différences statistiquement significatives dans tous les paramètres du sommeil entre la ligne de base et le placebo ou entre la ligne de base et la mélatonine, à l’exception d’une latence REM plus longue et d’un pourcentage REM plus faible à la ligne de base que sous le traitement à la mélatonine. Ces résultats s’expliquent par l’effet de la première nuit au début de l’étude.

Les valeurs moyennes de sécrétion nocturne intégrée de LH, FSH, testostérone et inhibine bêta n’ont pas changé pendant la période de traitement. De même, leurs caractéristiques pulsatiles pendant le traitement à la mélatonine n’étaient pas différentes des valeurs de base.

Dans l’ensemble, ces données suggèrent que l’administration à long terme de mélatonine ne modifie pas les schémas de sécrétion des hormones reproductives chez les hommes normaux.

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