Study: L’effet de la mélatonine à libération prolongée sur les mesures du sommeil et les performances psychomotrices chez les patients âgés souffrant d’insomnie.

Auteur(s) :
Luthringer R
Catégories :
Publication
Int Clin Psychopharmacol. 2009 Sep;24(5):239-49.
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Lien Doi :
https://doi.org/10.1097/YIC.0b013e32832e9b08

Les objectifs de cette étude étaient d’examiner les effets de la mélatonine à libération prolongée 2 mg (MPR) sur le sommeil et les performances psychomotrices diurnes ultérieures chez des patients âgés de > ou = 55 ans souffrant d’insomnie primaire, telle que définie par la quatrième révision du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’American Psychiatric Association.

Les patients (N = 40) ont été traités chaque nuit en simple aveugle avec un placebo (2 semaines), puis randomisés en double aveugle entre le MPR et le placebo (3 semaines), suivi d’une période de sevrage (3 semaines). Le sommeil a été évalué par polysomnographie, analyse spectrale de l’électroencéphalographie du sommeil nocturne et questionnaires. Les performances psychomotrices ont été évaluées par la batterie de tests psychomoteurs de Leeds. À la fin du traitement en double aveugle, le groupe PRM présentait une latence d’endormissement significativement plus courte (9 min; P = 0,02) que le groupe placebo et obtenait des résultats significativement meilleurs au test critique de fusion par scintillement (P = 0,008) sans affecter négativement la structure et l’architecture du sommeil. La moitié des patients ont fait état d’une amélioration substantielle de la qualité du sommeil à domicile avec le MPR, contre 15 % avec le placebo (P = 0,018). Aucun effet de rebond n’a été observé pendant le sevrage. En conclusion, le traitement nocturne par le MPR induit efficacement le sommeil et améliore la qualité perçue du sommeil chez les patients souffrant d’insomnie primaire et âgés de > ou = 55 ans. Les performances psychomotrices diurnes n’ont pas été altérées et ont été systématiquement meilleures avec le MPR qu’avec le placebo. Le MPR a été bien toléré et aucun effet rebond n’a été observé.

Latence du sommeil de patients souffrant d’insomnie avant traitement, 3 semaines sous traitement, 2 ou 4 semaines après traitement par placebo ou mélatonine à libération retardée (* p < 0,05).

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