Study: La grossesse induit un chronotype plus précoce chez les souris et les femmes.

Auteur(s) :
Martin-Fairey CA
Catégories :
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Publication
J Biol Rhythms. 2019 Jun;34(3):323-331.
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Lien Doi :
https://doi.org/10.1177/0748730419844650

Les rythmes quotidiens générés par les mécanismes circadiens endogènes et synchronisés avec le cycle lumière-obscurité ont été impliqués dans le calendrier des naissances chez une grande variété d’espèces. Bien que la chronodisruption (par exemple, le travail posté ou les mutations du gène de l’horloge) soit associée à de mauvais résultats en matière de reproduction, on sait peu de choses sur la synchronisation circadienne pendant la grossesse.

Cette étude a testé si les rythmes quotidiens changent pendant les grossesses à terme chez les souris et les femmes. Nous avons comparé l’activité de la roue de course en continu chez des souris C57BL/6NJ âgées de 12 à 24 semaines, non enceintes (n = 14) et enceintes (n = 13). Nous avons également surveillé l’actigraphie au poignet chez des femmes (N = 39) pendant 2 semaines avant la conception, puis tout au long de la grossesse, et mesuré l’heure quotidienne d’endormissement. Nous avons constaté qu’au troisième jour de la grossesse, les souris décalent leur activité à un moment plus précoce que les mères non enceintes. Leur heure de début d’activité quotidienne a été avancée au maximum de près de 4 heures vers le 7e jour de la grossesse, puis est revenue à l’état de non-enceinte environ une semaine avant l’accouchement. Les souris ont également montré des niveaux réduits d’activité locomotrice au cours de leur dernière semaine de grossesse. De même, chez les femmes, le moment de l’endormissement était plus précoce au cours des premier et deuxième trimestres (semaines de gestation 4-13 et 14-27) qu’avant la grossesse et revenait à l’état antérieur à la grossesse au cours du troisième trimestre (semaines 28 jusqu’à l’accouchement). Les femmes ont également montré des niveaux réduits d’activité locomotrice tout au long de la grossesse.

Ces résultats indiquent que la grossesse induit des changements dans les rythmes quotidiens, modifiant à la fois l’heure de début et la quantité d’activité. Ces changements sont les mêmes chez les souris et les femmes.

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