Study: Association entre la qualité du sommeil, les paramètres du sperme et les hormones de reproduction: Étude transversale à Zhejiang, Chine.

Auteur(s) :
Du CQ
Publication
Nat Sci Sleep. 2020 Jan 9;12:11-18.
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Lien Doi :
https://doi.org/10.2147/NSS.S235136

Contexte

Les effets de la durée du sommeil sur la qualité du sperme ont été documentés dans de nombreuses études épidémiologiques. Cependant, l’association entre la qualité du sommeil, les paramètres du sperme et les hormones reproductives n’est toujours pas claire.

Recrutement des patients et méthodes

Nous avons mené une étude transversale auprès de 970 patients ambulatoires du centre de médecine reproductive de Zhejiang, en Chine, entre octobre 2017 et juillet 2019. Tous les participants ont livré un échantillon de sperme, ont subi un examen physique et ont répondu à un questionnaire pour fournir les informations suivantes: données démographiques, habitudes de vie et habitudes de sommeil. La qualité du sommeil a été mesurée à l’aide de l’indice de qualité du sommeil de Pittsburgh (PSQI). Nous avons d’abord divisé les patients en deux groupes en fonction de la qualité du sommeil (bon sommeil: PSQI < 5 et mauvais sommeil: PSQI ≥ 5). Ensuite, nous avons analysé les paramètres spermatiques de routine (volume du sperme, motilité totale des spermatozoïdes, motilité progressive, concentration des spermatozoïdes, nombre total de spermatozoïdes et morphologie normale des spermatozoïdes) et les hormones reproductives (hormone folliculo-stimulante, hormone lutéinisante, œstrogène, testostérone et prolactine) de chaque groupe. Enfin, nous avons utilisé une analyse de régression linéaire multivariée et des coefficients de corrélation de Spearman pour examiner la relation entre la qualité du sommeil (variable discrète ou dichotomique) et les paramètres des spermatozoïdes, les hormones reproductives.

Résultats

Une corrélation négative a été trouvée entre les scores PSQI généraux et plusieurs paramètres du sperme: motilité totale (r= -0.187979, p< 0.001), motilité progressive (r= -0.192902, p< 0.001), concentration (r= -0.167063, p< 0.001), nombre total de spermatozoïdes (r= -0.160008, p< 0.001), et morphologie normale des spermatozoïdes (r= -0.124511, p< 0.001). Cependant, il n’y avait pas de corrélation significative entre le volume de sperme, toutes les hormones reproductives et les scores PSQI généraux. Après ajustement des facteurs de confusion, les hommes qui dormaient mal avaient une motilité totale (β= -9,287 ; IC 95 %, -12,050, -6,523), une motilité progressive (β= -8,853 ; IC 95 %, -11,526, -6,180), une concentration (échelle logarithmique, β= -0,131 ; IC 95 %, -0.181, -0,082), le nombre total de spermatozoïdes (échelle logarithmique, β= -0,137; IC à 95 %, -0,189, -0,084) et la morphologie normale des spermatozoïdes (β= -1,195 ; IC à 95 %, -1,844, -0,547), mais le volume de sperme et toutes les hormones reproductives n’ont pas été altérés de façon marquée.

Conclusion

Une mauvaise qualité de sommeil pourrait être liée à une mauvaise qualité du sperme, mais nous n’avons trouvé aucune preuve qu’une mauvaise qualité de sommeil affecte les hormones reproductives.

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