Les rythmes circadiens sont impliqués dans la régulation de nombreux aspects de l’organisme, notamment la fonction cellulaire, l’activité physique et la maladie. Les perturbations circadiennes précèdent souvent les symptômes typiques des maladies neurodégénératives et constituent non seulement un symptôme non moteur, mais aussi l’une des causes de leur apparition et de leur progression. Les cellules gliales possèdent des horloges circadiennes qui régulent leur fonction pour maintenir le développement et l’homéostasie du cerveau. De nouvelles preuves suggèrent que l’horloge circadienne microgliale est impliquée dans la régulation de nombreux processus physiologiques, tels que la libération de cytokines, la phagocytose et le soutien nutritionnel et métabolique, et que la perturbation de l’horloge microgliale peut affecter de multiples aspects de la maladie de Parkinson, en particulier la neuroinflammation et les processus liés à l’α-synucléine. Nous passons ici en revue les avancées récentes dans le contrôle circadien de la fonction microgliale dans la santé et la maladie, et discutons de nouvelles interventions pharmacologiques pour les horloges microgliales dans les troubles neurodégénératifs.